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La Montagne sera notre tombeau

 
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Bärdim Brise-Acier


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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 22:11 (2017)    Sujet du message: La Montagne sera notre tombeau Répondre en citant

Je suis Hägnar Marteau-fracassant, fils de Koïn, descendant de Baeldir le Premier Marteau-fracassant. Si vous lisez ceci, ma foi, c'est que vous avez survécu à la fin d'Azeroth. Pour ma part, je ne pense pas être encore de ce monde pour écrire la préface de cet ouvrage.
Voici plusieurs jours que les démons s'amassent autour de la Montagne, depuis la destruction d'Hurlevent. Conformément à la procédure, le tram reliant nos royaumes a été détruit après le passage du maximum de réfugiés, mais tout le monde le sait sans pour autant le dire, de nombreux hurleventois sont morts en dessous.
Nous avons évacués nos civils à travers des portails vers Draenor et actuellement, nos armées se massent aux portes intérieures de la cité. Je ne sais combien de-


« 'core en train d'noircir l'papier l'vieux ? T'as raté ta vocation j'crois bien ! »

Hägnar soupira et déposa sa plume dans son encrier et se retourna vers son cousin Dunden Tir-rapide, encore à la porte de la demeure.

Ce dernier, d'un siécle le cadet d'Hägnar, ne comprenait pas l’intérêt de retranscrire quoique ce soit, excepté des contrats (ce dans quoi, étrangement pour un non littéraire, il excellait).

Dunden entra nonchalement chez Hägnar, les bras emplis de matériaux technologiques en tout genre. Il énonça un faible « 'scuse » et déposa le tout sur la table. Table qui était précédemment occupée par Hägnar et son grimoire.

« T'm'excuseras Häg, mais j'aimerais terminer d'remonter mon fusil avant qu'la Légion nous tombe sur l'pif. » et, accompagnant le geste à la parole, il attrapa - ce qui s'approcherait le plus - d'une étrange clé à molette et d'un fer à souder laser.

Hägnar retira expressément son bien avant qu'il ne soit réduit en cendre et s'en alla le déposer dans un lourd coffre en pierre qui avait visiblement traversé les âges. A l'intérieur se trouvait les différentes biographies de la lignée principale des Marteaux-fracassants, allant du pére Koïn, jusqu'à la sommaire tablette de pierre gravée de Baeldir.

La transmission du savoir dans le clan avait toujours été une priorité à travers le temps. Hägnar avait scrupuleusement suivi la tradition, mais n'ayant aucun enfant, cette charge aurait incombé à ses cousins.

Les enfants... une des grandes déceptions d'Hägnar, celle de n'avoir rien eu à transmettre. Ce n'était pourtant pas de son fait, il aurait assumé une descendance avec joie, mais des fois, tout ne se passe pas comme prévu.

Il referma le coffre pierreux, pensant y enfermer également les remords et regrets de toute une vie, mais cela ne lui fit que ressentir un vide encore plus grand dans son cœur.

Hägnar s'arma de son marteau, fidéle compagnon de combat, et de son épée, rayonnant de la Lumiére sacrée, et s'avança vers son cousin.

« Dunden, ton engin s'ra paré quand ? »

Ce dernier leva la tête et releva ses lunettes, apparemment contrarié qu'on puisse douter de ses talents.

« Laisse moi dix minutes, c'juste un remplacement d'piéces » et aussitôt, ses yeux disparurent sous deux épais verres tintés.

Hägnar laissa alors vagabonder son regard sur les différents objets de sa maison, se disant que c'était sans doute la dernière fois qu'il le ferait. Il observa son vieil écu de la Garde de Forgefer, un poisson de six pieds de long, péché dans sa jeunesse au large de Dun Morogh, la plume de son premier griffon, Griffevent, et tant d'autres souvenirs qui faisait de lui ce qu'il était et ce qu'il avait été.

Sa contemplation avait duré un temps, car Dunden, dans une exclamation, souleva une lourd machine pouvant s'apparenter à un fusil, et déclara d'une voix tonnitruante « Allons sauver not' monde, Hägnar ! »

Il était difficile de ne pas esquisser un sourire devant cet optimisme, mais Hägnar ne le sourit pas. Dans son cœur, il savait que c'était la fin. Il allait au combat pour mourir comme il avait vécu, un marteau dans la main, mais avec la ferme intention d'emporter avec lui le plus de démons possible.

Ils traversèrent les allées de la cité dans un calme mortuaire. Forgefer, autrefois bouillonnante de vie , était devenu aussi calme qu'un caveau. On pouvait apercevoir fugacement quelques nains au loin, vacant à leur propre occupation avant la fin du monde.

Le spectacle de la Grande Forge était des plus désolants. Depuis l'arrivée des démons à Dun Morogh, la lave avait pris une couleur verdâtre, signe qu'elle était désormais gangrenée, et désormais, impure pour le forgeage.

Soudainement, alors que seul le silence régnait à Forgefer, un son sourd se fit entendre. Hägnar et Dunden s’échangèrent un regard dans lequel la peur était lisible, car tout deux savaient ce que cela signifiait.

La Légion Ardente commençait l'assaut sur les Portes de Forgefer.

----------------------------------------------

Hägnar n'aurait pu dire s'il s'était passé des minutes ou des jours, mais pour l'heure, les portes tenaient.

Il se tenait à la lisière des communs et de la Garde Militaire avec Dunden et un bataillon de Nains couplé aux restes des armées humaines. Il avait cherché un visage non nain connu, si un de ses compagnons de l'Ost Pourpre avait traversé le tram, en vain.

Les heures passèrent mais le moral des Nains ne faiblissait pas, malgré les assauts répétés de la Légion qui secouèrent la roche et la pierre à travers toute les roches de Forgefer. Tous savaient que bientôt, l'engeance démoniaque s'écoulerait à travers les rues de la ville, et tous étaient prêts à faire de cette dernière bataille un combat qui résonnerait à travers le temps durant des éons.

Nul ne parlait plus désormais. Ils attendaient. Hägnar serrait ardemment ses armes, tellement fort qu'il ne ressentait plus que de la douleur dans ses mains. Et enfin, un horrible grondement détona Forgefer. Les portes s'étaient écroulées.

D'un seul mouvement, tout les soldats levèrent leurs armes, et clamèrent d'une seule voix :

« POUR FORGEFER ! POUR AZEROTH ! »

Les cieux se remplirent d'horribles créatures ailées, croisement improbable d'humanoïdes et de chauves-souris, tandis que d'imposant Erud'ruin menaient l'assaut principal aux cotés d'Infernaux, de gangrechiens et de divers membres du bestiaire démoniaque.

Rapidement, les démons gagnèrent du terrain, de part leur nombre considérable. Bien vite, Hägnar se retrouva au prise d'un Garde-courroux. Il paraît au maximum de ses coups, lorsque deux Nains arrivèrent derrière lui afin de lui asséner une frappe dans ses jambes. Une fois le monstre à genoux, Hägnar l'acheva d'une décapitation nette et précise.

Il se retourna et constata que son cousin n'était pas dans une meilleure position. Il tirait sans relâche sur les créatures ailées mais la nuée semblait infinie.

Hägnar se recentra sur ses propres adversaires, et chargea un groupe de diablotins qu'il n'eut pas de mal à exterminer. Mais la suite ne serait pas aussi facile...

Un gangreseigneur entra péniblement dans la cité sous la montagne, bien trop grand pour les immenses portes de pierre. Jamais Hägnar n'avait vu un démon aussi grand (bien qu'il ne fit pas la moitié d'Archimonde).

L'engeance avança, piétinant tout sur son passage tel un humain marchant dans un champs de fourmis.

Rien ne semblait endiguer l'avancée démoniaque. Au milieu de la bataille, Hägnar tourna la tête tout autour de lui, ce qu'il vit dépassait l'entendement.

Des cadavres de démons, de Nains, d'Humains jonchaient le sol, accompagnant les corps du reste de leur camarade de l'Alliance. Ceux encore debout ne tarderaient pas à rejoindre leur frère et sœur dans l'Au Delà. Dunden fit de son mieux, mais son arme ne pouvait tirer pour l'éternité. Son fusil à sec, les gangrechiens lui sautèrent dessus. Ils se régalèrent de son cœur encore battant.

Le temps sembla alors se ralentir. C'était terminé. Le gangreseigneur marchait inexorablement vers la position du Nain, l'armada démoniale à ses cotés. Hägnar était fatigué. Tout ceci était vain, jamais la Légion ne pourrait être stoppée...

...du moins, pas ici, pas maintenant.

Hägnar se mit en garde, observant avec défiance l'infernale armée se ruer vers les survivants. Pas question d'abandonner. Chaque créature qu'il tuerait serait une créature de moins pour les combattants qui lui succéderaient. Et que dirait son père s'il le voyait abandonner ?

Aggripant son marteau et sa lame, il fonça vers les démons, avant de s'écrier pour la dernière fois :

« JE SUIS HÄGNAR MARTEAU-FRACASSANT, FILS DE KOÏN ! APPROCHEZ DONC ! »

---------------------------

C'est donc ici qu'il scellerait son destin. A une certaine époque, si on avait demandé au guerrier où il se voyait mourir, il aurait certainement répondu « dans mon fauteuil, une pipe au bec, une chope à la main ! », mais ce n'était pas vrai. Ça ne l'avait jamais été. Hägnar faisait parti de ses combattants qui ne vivent que pour combattre, et qui ne combattent que pour vivre. Pourquoi se battait-il ? Il avait une réponse très simple à cette question.

«J'me bats pour que d'autres n'aient pas à l'faire»


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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 22:11 (2017)    Sujet du message: Publicité

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